Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1850)
“ Il fallait de longues jambes et de longs cous aux hérons, aux grues, aux flamants et aux autres oiseaux qui marchent dans les marais, et qui cherchent leur proie au fond de leurs eaux. Chaque animal a les pieds et la gueule, ou le bec formé d'une manière admirable pour le sol qu'il doit parcourir et pour les aliments dont il doit vivre. C'est de leurs configurations que les naturalistes tirent les caractères qui distinguent les bêtes de proie de celles qui sont frugivores : ces organes n'ont jamais manqué aux besoins des animaux, et ils sont eux-mêmes indélébiles comme leurs instincts. ”
