Philippe d' Orléans

Résumé

Philippe d' Orléans Une expédition de chasse au Népaul (1892)

Quand, dans un mechan vert et ombragé, sur un de ces beaux arbres des forêts indiennes, on surveille, à la fraîcheur du soir l'heure enchanteresse de la journée indienne l'arrivée possible du tigre ; quand les bruits de la jungle troublent seuls le silence et que les oiseaux et les animaux, rarement visibles à d'autres heures, peuvent être observés à loisir, je me suis demandé comment on pouvait appeler « sport » une chasse où l'on poursuit, sous un soleil de plomb, un fauve rabattu vers soi et se servir du mot « braconnage » en parlant de l'affût.
Source : Gallica

Philippe d' Orléans Une expédition de chasse au Népaul (1892)

Quand la fumée se dissipe, j'ai la joie de contempler à mes pieds la noble reine de la jungle. Tout à l'heure j'étais content de l'avoir blessée le premier; maintenant, je triomphe de l'avoir tuée à moi tout seul.
Mon éléphant est-ce contentement, est-ce frayeur? se met à tourner en rond autour de la tigresse, en secouant ses grosses jambes massives, et en battant les herbes de sa trompe.
Le spectacle est curieux à contempler; mais lorsqu'on est haut monté sur le pachyderme on ne se sent pas tout à fait à l'aise.
Source : Gallica

Philippe d' Orléans Une expédition de chasse au Népaul (1892)

Je congédie Karl, mon valet de chambre, que j'envoie se remettre à Darjeeling, où il respirera l'air frais des montagnes.
Nous montons en voiture, et, conduits par Williams, nous nous rendons à sa demeure en suivant une belle allée bordée de chaque côté par de gigantesques mangliers couverts de fleurs.
Nous passons une rivière et pénétrons sous la véranda d'un superbe bungalow orné de têtes et de cornes de buffalos.
L'air qu'on y respire est parfumé de la senteur de mille fleurs qui le rafraîchissent en l'embaumant. Après la chaleur torride de Calcutta, l'air vif des bois repose et délasse.
Source : Gallica

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