Pierre Frédé, Récits de chasse, par Pierre Frédé (1882)
“ Aussi la chasse que l'on fait au tigre est-elle beaucoup plus dangereuse que celle que l'on fait au lion. Celui-ci se montre carrément à son ennemi ; le tigre, jamais : il fait le guet à la manière des voleurs, il prête l'oreille pour surprendre, fait s'il entend un grand nombre de voix, rampe à travers les hautes herbes et les broussailles, regarde avec des yeux avides, se traîne sournoisement, cauteleux et silencieux comme le chat; sa queue frémit et se balance, ses griffes sortent de leur gaîne, s'aiguisent en grattant et déchirant le sol ou les racines. ”
