Rugissement

Définition et enjeux

Portrait de Charles Nodier Charles Nodier Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises

RUGIR, RUGISSEMENT. «Le rugissement du lion est si fort, dit M. de Buffon, que quand il se fait entendre par échos la nuit dans les déserts, il ressemble au bruit du tonnerre: ce rugissement est sa voix ordinaire; car quand il est en colère, il a un autre cri qui est court et réitéré subitement, au lieu que le rugissement est un cri prolongé, une espèce de grondement d'un ton grave, mêlé d'un frémissement plus aigu. Il rugit cinq ou six fois par jour, et plus souvent lorsqu'il doit tomber de la pluie».
Source : Gutenberg

Léon Guérin Promenades au Jardin des plantes (1850)

Le cri qu'il fait lorsqu'il est en colère est encore plus terrible que le rugissement : alors il se bat les flancs de sa queue, il en bat la terre, il agite sa crinière, fait mouvoir la peau de sa face, remue ses gros sourcils, montre des dents menaçantes, et tire une langue armée de pointes si dures, qu'elle suffit seule pour écorcher la peau et entamer la chair sans le secours desdents ni des ongles, qui sont, après les dents, ses armes les plus cruelles. Il est beaucoup plus fort par la tête, les mâchoires et les jambes de devant que par les parties postérieures du corps.
Source : Gallica

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