Gaston Houzel

Résumé

Gaston Houzel Les luxations médio-tarsiennes (1911)

L'hyperextension est la condition nécessaire, mais non suffisante, pour la luxation. On peut dire ici avec Baumgartner et Huguier, comme pour la luxation sous-astragalienne, « que ce n'est pas l'hyperextension qui produit la luxation, mais plutôt : étant donné un pied en hyperextension forcée, le traumatisme déterminera une luxation ».
L'hyperextension est l'attitude qui abaisse le scaphoïde, fait saillir la tête de l'astragale et prépare le déplacement articulaire par déchirure des ligaments.
Source : Gallica

Gaston Houzel Les luxations médio-tarsiennes (1911)

LE TRAUMATISME INTERVIENT. — En supposant toujours le cas le plus fréquent de la chute sur la pointe du pied, c'est donc l'arc de force du pied qui touche le sol. La colonne interne du pied, rigide, reçoit l'impulsion directe de la force, d'une part; le squelette de la jambe et le tarse postérieur, d'autre part, forment un levier qui transmet l'impulsion traumatique, et il résulte de cette résistance et de la force représentée par le poids du corps une tendance à la dislocation articulaire.
Pourquoi le déplacement va-t-il s'effectuer dans la médio-tarsienne?
Source : Gallica

Gaston Houzel Les luxations médio-tarsiennes (1911)

Dans notre luxation, astragale et calcanéum forment le bloc osseux du tarse postérieur. Pourtant, nous devons admettre que le calcanéum puisse esquisser, dans la luxation médio-tarsienne, un très léger déplacement sous l'astragale. Malgaigne a, le premier, montré que presque toujours il existe, en effet, un très minime déplacement physiologique du calcanéum dû au tiraillement des fibres externes, longues, du ligament interosseux. Le glissement n'est pas la conséquence d'une déchirure ou d'un arrachement de la haie fibreuse.
Source : Gallica

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