Résumé

Louis Tavernier Les déplacements traumatiques du semi-lunaire… (1906)

En somme, la lésion est une luxation en arrière du carpe moins le semi-lunaire comme l'appellent très justement Hofliger, Kôrte, Servier. C'est avec moins de justesse que Lilienfeld la désigne sous le nom de « luxation du grand os en arrière », et Von Lesser sous celui de « premier stade de la luxation du semi -lunaire ou stade de subluxation ». Ce dernier terme surtout nous paraît absolument impropre : la lésion est bien une luxation et non une subluxation, puisque des surfaces articulaires
normalement en contact se sont complètement abandonnées.
Source : Gallica

Louis Tavernier Les déplacements traumatiques du semi-lunaire… (1906)

Ce vide n'est pas la profonde dépression que l'on s'attendrait à trouver lorsque l'on sait qu'il y a là la loge vide d'un des os du carpe ; le grand os s'est en effet rapproché du radius et comble en partie la loge du semi-lunaire. Nous ne saurions mieux comparer cette dépression qu'à celle normale que-l'on trouve en ce point sur un poignet sain lorsque la main est en extension dorsale moyenne ; seulement dans le cas de luxation du semi-lunaire cette dépression persiste
lorsqu'on fait fléchir la main, le semi-lunaire ne vient plus la combler comme sur un poignet normal.
Source : Gallica

Louis Tavernier Les déplacements traumatiques du semi-lunaire… (1906)

En outre, même sur les bons clichés de profil si l'on voit toujours clairement les os de l'avant-bras, le semi-lunaire, le scaphoïde, le grand os, le trapèze et le pisiforme, il n'en est pas de même pour le pyramidal et le crochu qui sont presque toujours impossibles à préciser ; l'inconvénient est minime pour le crochu qui se déplace rarement, mais non pour le pyramidal que le cliché de face
montre parfois déplacé, sa situation anormale est alors impossible à localiser dans l'espace parce qu'elle n'est pas reconnaissable sur le cliché de profil.
Source : Gallica

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