Jules Bois,
Le miracle moderne
(1907)
“ J'ai agité maints clichés, impressionnés, disait-on, par des visites de l'au-delà. Ils m'ont laissé froid ou dégoûté. J'étais désolé de trouver aux revenants l'aspect monotone de nos citadins. Leur robe ou leur frac ne valent pas mieux que les nôtres. Ils ont même renoncé, dans leur prosaïsme intempérant, à l'antique suaire et à la tenue dramatique des ombres païennes. J'arrive à distinguer leur couturière ou leur tailleur, et je suis très désappointé. Remarquez d'autre part que rien n'est moins sûr qu'un cliché. On nous a appris comment se fabriquent les photographies excentriques1. ”
