Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée, Œuvres de monsieur Nivelle de La Chaussée
“ Hortence. Qui m’a trahi ?C’est toi. Vas, tu n’as qu’à poursuivre. Laisse-moi donc mourir, si tu ne veux plus vivre. Monrose. Ah ! madame, vivez... répondez-moi de vous, Et toute ma fureur expire à vos genoux. Hortence. Que je vive ? Est-ce à moi d’avoir plus de courage ? Je conviens qu’on vous fait le plus sanglant outrage : Mais, enfin, ce n’est pas un opprobre éternel. Tombe-t-il sur vous seul ? M’est-il moins personnel ? L’amour qui nous unit n’admet point de partage. Je souffre autant que vous, si ce n’est davantage ; Et cependant mon cœur n’en est point abattu. ”
