Nicolas Boileau,
Œuvres poétiques
(1853)
“ Songez quel déshonneur va souiller votre gloire, Quand le chantre demain entendra sa victoire. Vous verrez tous les jours le chanoine insolent, Au seul mot de hibou, vous sourire en parlant. Votre âme, à ce penser, de colère murmure : Allez donc de ce pas en prévenir l'injure; Méritez les lauriers qui vous sont réservés, Et ressouvenez-vous quel prélat vous servez. Mais déjà la fureur dans vos yeux étincelle : Marchez, courez, volez où l'honneur vous appelle. Que le prélat, surpris d'un changement si prompt, Apprenne la vengeance aussitôt que l'affront. ”
