Gustave Claudin

Élements biographiques

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Trois Roses dans la rue Vivienne (1877)

“ Mon pauvre garçon, je te plains, lui dit-il.
Voilà ce que c'est que d'avoir été marié sans connaître la vie. On atteint l'âge de raison pour dire des bêtises, ce qui est peu grave, et souvent pour en faire, ce qui l'est bien davantage. Moi qui suis là, je n'ai épousé la brave femme que tu vois, qu'après avoir acquis une certaine expérience.
J'ai bien laissé quelques lambeaux de ma robe d'innocence aux ronces, je veux dire aux roses du chemin, mais je suis arrivé au but, armé contre les surprises du cœur et contre les piéges que notre monde mal organisé dresse sous tous nos pas.
”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Le store baissé : histoire parisienne (1883)

“ Il n'y avait là-dedans rien que de très naturel ; on oublie que la nature a réservé à la femme toutes ses cruautés, et a inventé pour elle les supplices les plus cuisants. Non contente d'avoir éveillé en elle les tourments de l'amour, elle a voulu y ajouter ceux de la jalousie et l'exposer, toute faible qu'elle est, à concevoir, malgré elle, un surcroît de passion quand celui qu'elle aime la trahit. Le sentiment qu'elle éprouve pour l'amant fidèle et méritant, grandit démésurément quand ce dernier cesse de l'être et en arrive à l'outrager et à la trahir ”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Le Timbre Riancey, par Gustave Claudin (1850)

“ Soumettre au timbre sans distinction toutes les productions futures de l'esprit, c'est faire de la fiscalité et non de la morale. Avec ce système, si demain deux oeuvres, l'une suave comme Paul et Virginie, l'autre impudique comme Justine, allaient simultanément germer dans une jeune imagination, qu'arriverait-il? C'est que la loi nouvelle n'admettrait pas de différence entre elles, ce qui n'est ni juste ni moral; et si, ce qui n'est pas impossible, un rédacteur de journal allait préférer l'oeuvre impudique, permis à lui de la publier en se soumettant au timbre. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature