Résumé

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Le Timbre Riancey, par Gustave Claudin (1850)

“ Soumettre au timbre sans distinction toutes les productions futures de l'esprit, c'est faire de la fiscalité et non de la morale. Avec ce système, si demain deux oeuvres, l'une suave comme Paul et Virginie, l'autre impudique comme Justine, allaient simultanément germer dans une jeune imagination, qu'arriverait-il? C'est que la loi nouvelle n'admettrait pas de différence entre elles, ce qui n'est ni juste ni moral; et si, ce qui n'est pas impossible, un rédacteur de journal allait préférer l'oeuvre impudique, permis à lui de la publier en se soumettant au timbre. ”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Le Timbre Riancey, par Gustave Claudin (1850)

“ « que timbrer un journal, c'était attenter à la dignité de la pensée, cette partie divine de l'homme. » A leurs yeux, la pensée était une vierge qui portait une robe blanche de laquelle on devait écarter toute souillure, même le stigmate du timbre. Il y avait dans ce raisonnement plus de poésie que de logique; car enfin si pour l'écrivain le journal est un miroir qui reflète sa pensée, un écho qui répète ses paroles ; pour l'actionnaire qui n'écrit pas, mais qui touche son dividende, le journal n'est qu'une valeur industrielle, imposable comme les autres valeurs. ”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin,  Le Timbre Riancey, par Gustave Claudin (1850)

“ Ah ! monsieur de Riancey, sans partager toutes vos idées religieuses, je déplore autant que vous le septicisme de notre siècle ; mais, croyez-le bien, ce scepticisme n'est pas l'oeuvre des romans. Il est à Paris des journaux tout en Dieu qui font plus de tort à la religion que les oeuvres de M. Eugène Sue. Désireux que je suis de voir le bien succéder au mal qui règne en ce monde, j'écoute avec attention tout ce qui se dit ; je lis tout ce qui s'écrit. ”
Source : Gallica

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