Gustave Claudin,
Le Timbre Riancey, par Gustave Claudin
(1850)
“ Soumettre au timbre sans distinction toutes les productions futures de l'esprit, c'est faire de la fiscalité et non de la morale. Avec ce système, si demain deux oeuvres, l'une suave comme Paul et Virginie, l'autre impudique comme Justine, allaient simultanément germer dans une jeune imagination, qu'arriverait-il? C'est que la loi nouvelle n'admettrait pas de différence entre elles, ce qui n'est ni juste ni moral; et si, ce qui n'est pas impossible, un rédacteur de journal allait préférer l'oeuvre impudique, permis à lui de la publier en se soumettant au timbre. ”
