Albert Maurin

Résumé

Albert Maurin Le Projet de loi sur la presse (1867)

Deux journaux politiques sont poursuivis pour le même délit, dans des circonstances identiques, l'un à Paris, l'autre dans une ville dont la population est audessous de cinquante mille âmes. Ce délit est de nature à entraîner l'application du maximum de l'amende. La feuille parisienne a déposé un cautionnement de 80,000 fr., elle payera une amende de quarante mille francs ; la feuille de province, dont le cautionnement est de 25,000 fr., sera frappée de douze mille cinq cents francs. Où sera l'égalité de la peine ?
Source : Gallica

Albert Maurin Le Projet de loi sur la presse (1867)

Ainsi, l'écart de 3 centimes qui existe aujourd'hui entre le timbre des feuilles parisiennes et celui des feuilles de province se trouverait diminué : les premières obtenant une réduction de 2 centimes, les secondes une réduction de 1 centime seulement. Il est incontestable., cependant, que cet écart est essentiel aux intérêts légitimes des journaux de département, et qu'il est pleinement justifié par la situation respective des deux presses. Les journaux de Paris s'adressent à toute la France, tandis que les journaux de province n'intéressent qu'un département ou même un arrondissement
Source : Gallica

Albert Maurin Le Projet de loi sur la presse (1867)

Les journaux de l'opposition déclarent aujourd'hui qu'à ne pas avoir un jury pour tribunal, ils préfèrent encore le régime du bon plaisir administratif, l'avertissement motivé avec toutes ses conséquences. Mais pendant quinze ans, ils n'ont cessé de dire que le code le plus draconien, les tribunaux les plus sévères leur paraîtraient un bienfait, si on les substituait au régime du pouvoir discrétionnaire. On leur donne enfin un code où, parmi les peines édictées , ne figure plus l'emprisonnement ; où les peines corporelles sont toujours remplacées par l'amende
Source : Gallica

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