Résumé

François de Corcelle A la chambre des députés. De la suppression de l'impôt du timbre sur les journaux… (1835)

Les journaux appartiennent au troupeau des abonnés et les abonnés au monopole des journaux. Ici la vie publique se concentre, s'isole et s'exalte jusqu'au délire ; ailleurs elle se perd dans une profonde inertie. Comment la vérité du système représentatif sortirait-elle d'une si inégale et si fausse répartition de lumières ? Tel est pourtant le fidèle tableau de la presse actuelle. Les lois qui la régissent ne sont propres qu'à nourrir des factions.
Source : Gallica

François de Corcelle A la chambre des députés. De la suppression de l'impôt du timbre sur les journaux… (1835)

La libre concurrence n'aurait en commençant qu'une influence morale; elle agirait moins par le nombre que par l'exemple, et très peu d'entreprises nouvelles suffiraient pour placer la presse entière sous l'empire de deux sentimens également efficaces : l'émulation ou la crainte d'être surpassé. Dans l'intérêt du gouvernement, de la société, des journaux existans eux-mêmes, la transition du monopole au droit commun serait donc simple et naturelle.
Source : Gallica

François de Corcelle A la chambre des députés. De la suppression de l'impôt du timbre sur les journaux… (1835)

Tant que durent les impressions de la bataille, on en ressent l'ardeur, l'insouciance, la générosité ; on ajourne bien des choses ; on va au plus pressé ; mais lorsqu'une victoire signalée a donné au plus fort la pleine disposition de sa puissance jusque-là défensive, il veut écraser le vaincu, et l'avilir quand il est écrasé.
Source : Gallica

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