Résumé

Le Timbre des journaux ; par Tony Révillon (1870)

“ Droit égal !
Et je me répète encore une fois :
— Abolir le timbre, c'est créer la presse à deux sous, presse aristocratique, bancocratique, bourgeoise, privilégiée, compagne du cens et du suffrage restreint, incompatible avec le suffrage universel.
Le seul progrès réel, la mesure indispensable, c'est l'abolition complète de tout ce qui est fiscalité en matière d'imprimerie : — le cautionnement, le timbre et la poste.
Les journaux littéraires à un sou ont fait leur temps et rempli leur mission. Plus tard on leur rendra justice. Il ont appris le dictionnaire au peuple.
”
Source : Gallica

Le Timbre des journaux ; par Tony Révillon (1870)

“ Ils veulent l'égalité, c'est-à-dire la justice, la fraternité, c'est-àdire la solidarité de tous.
La politique n'est pas un métier et le gouvernement des hommes ne saurait s'acquérir comme une charge.
Tous les citoyens en possèdent une part. Une loi que vous n'avez pas faite la leur reconnaît : c'est la loi du suffrage universel.
Or, les deux nécessités du suffrage universel sont l'instruction gratuite et le journal à un sou.
”
Source : Gallica

Le Timbre des journaux ; par Tony Révillon (1870)

“ La liberté ne consiste pas seulement dans le privilége accordé à quelques millionnaires, — ou à quelques indigents subventionnés par des millionnaires, — d'exprimer leur opinion. Si cette liberté n'existe pas pour tous indistinctement, elle n'existe pas. On ne saurait couper par morceaux la devise du droit; la liberté est inséparable de l'égalité, c'est-à-dire de la justice. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature