Résumé

Charles Marchal Cri de liberté, par Charles Marchal… (1848)

Non, sans doute ; il est mort étouffé par sa propre tyrannie, et la religion rivale a grandi à travers les siècles, prêchant partout, d'abord, l'égalité, la fraternité, le courage. Malheureusement, les ministres de cette religion l'ont insensiblement déshonorée et compromise, en en faisant un instrument de tortures, en fondant les tribunaux de l'inquisition, en se liguant avec les rois de l'absolutisme pour poursuivre partout la pensée, la parole et la Presse.
Source : Gallica

Charles Marchal Cri de liberté, par Charles Marchal… (1848)

De sorte que les chefs de la bourgeoisie ont passé la moitié de leur vie à défendre certains principes, et l'autre moitié à opprimer et à poursuivre ces mêmes principes. Les lois de Septembre ont altéré les sources pures du jury national; elles ont assimilé l'écrivain qui discute à l'assassin qui frappe, confisquant ainsi les droits de la raison, ceux de la Presse, — droits depuis cinquante ans conquis. — Dieu seul sait le mal qu'ont fait ces lois d'étouffement et de servitude, faites par l'injuste bourgeoisie contre les prolétaires désespérés et leurs courageux défenseurs.
Source : Gallica

Charles Marchal Cri de liberté, par Charles Marchal… (1848)

Le corps peut être torturé par la tyrannie; mais l'âme, toujours libre, triomphe dans les fers. Le tyran sévit, l'âme pense ; — le bourreau frappe, et l'âme quitte un corps malheureux , sans avoir un seul instant perdu sa mâle indépendance.
De cette liberté de penser naît celle de manifester ce qu'on pense, ou le droit de penser et d'écrire sans être soumis au contrôle et à la censure.
Source : Gallica

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