Résumé

Du journalisme et du seul moyen pour le gouvernement de contre-balancer son action… (1849)

Si le libelle offensait une femme mariée, ou non mariée, la loi devrait doubler l'amende. Qui pourrait vouloir vivre dans un pays où l'honneur des familles, le plus sacré des biens, est à la merci d'un écrivain méchant, ou affamé?
Mais, n'y a-t-il donc que la vie privée qui doive être murée ? La constitution, après avoir prescrit à l'Assemblée nationale de garantir les droits privés, ne lui prescrit-elle pas aussi de garantir la sécurité publique? L'atteinte à la vie privée est-elle le seul cas où la liberté de la presse n'ait que des dangers sans aucun avantage pour la sécurité publique?
Source : Gallica

Du journalisme et du seul moyen pour le gouvernement de contre-balancer son action… (1849)

En Angleterre, ce pays de grande inégalité, les sphères diverses dont la société se compose, ne se confondent jamais. Chaque journal suit les évolutions de celui des deux partis auquel il appartient; mais soit isolés, soit réunis, ils n'en forment pas un à part. Chez nous chaque journaliste fait de sa pensée propre la loi absolue de la France, et tous les journalistes ayant les mêmes droits , si la France continue à vouloir s'y prêter, nous sommes condamnés à rouler successivement d'un système à l'autre, jusqu'à la fin des temps.
Source : Gallica

Du journalisme et du seul moyen pour le gouvernement de contre-balancer son action… (1849)

A l'Assemblée nationale, il y a une tribune, pour que chaque opinion puisse s'y produire librement; mais sous la condition de subir l'opinion opposée, émise à la même tribune. Un journal, au contraire, est une tribune où le même orateur a toujours la parole et sous la condition de n'être jamais contredit par l'opinion opposée. Ainsi le droit de légitime défense que tous les législateurs accordent à celui que l'on attaque, le Gouvernement n'en jouit pas.
Source : Gallica

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