Résumé

L'Aristocratie des journaux et le suffrage universel (1864)

Ce n'est pas, comme dans le livre, l'action individuelle et accidentelle d'un auteur sur le lecteur : c'est un parti qui, par l'incarnation d'un chiffon de papier, vous tient dans les fils invisibles d'une domination absolue ; par un inévitable enchaînement ce dur despotisme que le journal fait subir à ses abonnés est imposé aux rédacteurs individuellement par la direction supérieure du journal, qui ne leur laisse pas la liberté de leurs appréciations, si par hasard ils voulaient dévier d'une ligne presque toujours tracée d'avance; il faut avant tout que chaque journal conquière des abonnés
Source : Gallica

L'Aristocratie des journaux et le suffrage universel (1864)

Une aristocratie puissante gouverne depuis des siècles ; elle laisse les honneurs du pouvoir à la royauté, mais elle exerce réellement l'autorité. Ayant des racines dans le passé, assurée de l'avenir par le droit d'aînesse et les substitutions, elle marche sans souci de la presse, qui jette un feu bientôt éteint. Ce rôle est si bien senti chez nous que le Siècle disait dernièrement que la presse en Angleterre jouissait plutôt des apparences de la liberté que de la liberté elle-même.
Source : Gallica

L'Aristocratie des journaux et le suffrage universel (1864)

Méditer sans cesse sur ce problème et sur les conséquences qu'il peut enfanter doit être le souci des gouvernements. Concilier le capital et le travail pour les faire.marcher d'accord est la grande difficulté de l'époque; mais se préoccuper de la liberté politique, avant tout, ressemblerait à la folie de celui qui organiserait les rouages d'un moulin sans songer à faire venir l'eau qui doit lui donner le mouvement. La sécurité, c'est la condition indispensable pour attirer le capital, et le capital, c'est le moteur sans lequel tout s'arrête.
Source : Gallica

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