Coup d'État du 2 décembre 1851

Définition et enjeux

Les Coupables des désastres de la France… (1870)

Un crime contre la nation, contre la sainteté du serment, le coup d'État du 2 décembre 1851, avait porté un homme sans mérites, sans antécédents louables, sur le premier trône du monde. Enorgueilli par le succès facile de sa trahison, aidé par la phalange des couards et des traîtres qui, comme lui, n'hésitèrent point à sacrifier leur patrie en vue de leurs intérêts personnels ; Louis Napoléon Bonaparte s'est cru dès lors non seulement le maître despote de la France qu'il avait assoupie par des apparences trompeuses, mais aussi le maître de l'univers.
Source : Gallica

Charles-Aimé Dauban Histoire du règne de Louis-Philippe Ier et de la seconde république… (1872)

Le pays, qui ne croit pas à la sincérité du zèle de la majorité parlementaire pour la conservation et l'amélioration des institutions existantes, reste indifférent à ses efforts. Le président Louis-Napoléon s'empare violemment du pouvoir, impose silence au régime parlementaire par le coup d'État du 2 décembre 1851, suivi d'une dictature présidentielle qui préparera l'empire, comme la dictature du gouvernement provisoire avait précédé le gouvernement de la République par l'assemblée constituante.
Source : Gallica

Portrait de Léon Duguit Léon Duguit Traité de droit constitutionnel… (1923)

Si on le constitue par un seul individu, nommé au suffrage universel, il est à craindre que dans un pays comme la France, centralisé politiquement et administrativement, imprégné de monarchisme, voire même de césarisme, le chef du gouvernement n'aspire et peut-être n'arrive à la dictature. Le coup d'Etat du 2 décembre 1851, fait par le prince Louis-Napoléon, président de la République, élu au suffrage direct et universel, démontre que des craintes de ce genre ne sont pas chimériques.
Source : Gallica

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