François-Charles Du Barail, Mes Souvenirs (13e édition) (1897)
“ Le général Changarnier avait consigné les troupes. Il n'y avait pas un soldat dans Alger, et les rares officiers qu'on y rencontrait n'appartenaient pas à sa garnison. Les Princes et les Princesses quittèrent le palais du Gouvernement à dix heures, et, suivis de leurs jeunes enfants, portés sur les bras des domestiques, descendirent à pied à la Marine, où le canot de l'amiral les attendait pour les conduire à bord du Solon. Ils furent salués et acclamés sur tout le parcours. Les femmes, aux fenêtres, agitaient leur mouchoir, en leur criant : « Au revoir ! » ”
