François de Changarnier

Définition et enjeux

François-Charles Du Barail,  Mes Souvenirs (13e édition) (1897)

“ Le général Changarnier avait consigné les troupes. Il n'y avait pas un soldat dans Alger, et les rares officiers qu'on y rencontrait n'appartenaient pas à sa garnison. Les Princes et les Princesses quittèrent le palais du Gouvernement à dix heures, et, suivis de leurs jeunes enfants, portés sur les bras des domestiques, descendirent à pied à la Marine, où le canot de l'amiral les attendait pour les conduire à bord du Solon. Ils furent salués et acclamés sur tout le parcours. Les femmes, aux fenêtres, agitaient leur mouchoir, en leur criant : « Au revoir ! » ”
Source : Gallica

François-Charles Du Barail,  Mes souvenirs (11e édition) (1897-1898)

“ Le vieil Africain avait pris parti contre nous, moins pour soutenir un système de fortifications que pour nous marquer, en termes passionnés, sa mauvaise volonté, et cette mauvaise volonté avait des mobiles tout personnels. Elle tenait à une ambition déçue. Le général Changarnier aurait voulu être maréchal de France. Il souffrait de voir revêtus, depuis longtemps déjà, de cette dignité suprême ses élèves, ceux qui avaient débuté auprès de lui, alors qu'il était déjà officier général, le maréchal Canrobert, par exemple, et aussi le maréchal de Mac Mahon, qui avait été son officier d'ordonnance. ”
Source : Gallica

François-Charles Du Barail,  Mes souvenirs (11e édition) (1897-1898)

“ Le général Changarnier, sollicité par les conjurés de s'emparer révolutionnairement du commandement en chef, n'eut pas de peine à leur démontrer que l'armée, dans ses malheurs comme dans ses gloires, n'a qu'une sauvegarde : la discipline; qu'elle ternit ses gloires, et rend ses malheurs irréparables, en manquant à cette discipline. ”
Source : Gallica

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