Ernest Vial

Changarnier (1877)

Résumé

Ernest Vial,  Changarnier (1877)

“ On ne voit pas que la République, même aimable, ait souci de les remplacer quand la mort les délivre des spectacles contemporains.
Présentement, la France est encombrée d'habiles gens qui jouent au fin pour concilier ce qu'ils appellent le salut du pays avec leurs intérêts de chefs de famille bourgeoise.
Le dévouement absolu, le pur patriotisme apparaissent comme des vertus d'un autre âge. Au respect qu'on accorde à ceux qui en ont fourni les
plus nobles exemples se mêle un sentiment de pitié orgueilleuse
”
Source : Gallica

Ernest Vial,  Changarnier (1877)

“ Forbach, Reischoffen, ces deux coups de foudre, venaient de réveiller la France.
L'heure du châtiment avait sonné.
L'Empereur, triste, abattu, courbé sous le poids d'amers soucis, vit un jour venir à lui un vieillard à la figure énergique et loyale. Il reconnut Changarnier.
Sire, dit le vieux soldat, je viens vous demander la permission de me faire tuer au milieu de vos troupes.
Le maréchal Lebœuf lui refusa un commandement.
L'Empereur l'admit dans son état-maj or.
Vous vous ralliez à l'Empire? lui demanda quelqu'un.
Je me rallie, répondit-il, à la patrie en danger.
”
Source : Gallica

Ernest Vial,  Changarnier (1877)

“ C'est dans un pareil enfer que Changarnier gagna tous ses grades. La mort l'aidait bien un peu en lui frayant le chemin ; mais il lui fallait encore lutter d'héroïsme avec les survivants, et se faire un nom parmi tant de noms oubliés aujourd'hui, noms de paysans français qui ont plus fait pour la patrie et pour la gloire que les Cynégyre et les Léonidas tant de fois couronnés par les mains noires des pédants. ”
Source : Gallica

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