Résumé

Notice sur le général Chanzy : sa mort… (1883)

Qui peut regarder ce cercueil sans dire : « C'était une âme ; cette àme vit encore, elle est immortelle ». Ce cercueil proclame une justice future : voilà une tête abattue prématurément; d'autres honneurs l'attendaient ; il y a donc un monde supérieur où la justice de Dieu, exerçant à propos soit la rigueur, soit la bonté, paye aux grands hommes de bien les arrérages de la gloire.
Ce cercueil proclame enfin le sacrifice de soi au bien public ; en passant devant lui, nous dirons tous : « Il faut imiter ce grand serviteur du pays. » La mémoire du général Chanzy est pleine de hautes leçons.
Source : Gallica

Notice sur le général Chanzy : sa mort… (1883)

A Chàlons, il y a deux jours, la France, par ses plus illustres représentants, venait rendre les honneurs suprêmes au glorieux soldat qui, depuis plus de trente ans, l'avait servie et défendue sur les champs de bataille, au travers des plus grands périls.
L'Afrique, les montagnes du Liban, les plaines de la Lombardie,
les rives de la Loire, surtout, où il défendait pied à pied le sol de la patrie, diront assez aux générations à venir les services et la gloire militaire du général Chanzy.
Source : Gallica

Notice sur le général Chanzy : sa mort… (1883)

S'il est vrai de dire que la patrie ne meurt jamais, il y a pourtant des heures où une partie d'elle-même semble descendre dans la tombe avec un homme qui représentait son honneur d'hier, sa sagesse d'aujourd'hui et ses espérances de demain.
D'autres vous diront bientôt ce que fut le général Chanzy comme homme de guerre ; ils diront comment il était de la Irempe de Turenne, simple et vaillant, ardent et réfléchi, père ménager du soldat, mais prêt aux résolutions les plus énergiques : ce qui fait de sa mort le deuil de notre drapeau.
Source : Gallica

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