Résumé

J. Rouffiac Souvenirs historiques sur le siège de Paris et le commencement de la Commune… (1873)

Nul doute qu'ils ne l'eussent perpétré si, prévoyant ce qui pouvait arriver, je n'eusse eu l'idée de faire éclairer la galerie qui conduisait à la prison. De plus, j'attendis le cortége, et, une lampe à la main, j'accompagnai mes illustres prisonniers.
En tête, marchait le général Chanzy, en tenue de campagne, la tôle haute et la démarche fière, suivi de M. Turquet, qui montrait un calme et un sang-froid admirables. Derrière eux, marchait une bande de forcenés ne cessant de les poursuivre de leurs cris sanguinaires.
Source : Gallica

J. Rouffiac Souvenirs historiques sur le siège de Paris et le commencement de la Commune… (1873)

Par suite de l'arrestation du général de Langourian, pris par mégarde pour le général d'Aurelles de Paladines, la place d'Italie était encore encombrée quand eut lieu la sortie des prisonniers. A la vue de la voiture découverte qui les conduisait, il y eut de grands murmures dans la foule, on entendit même distinctement des menaces de mort. Une femme à la tournure plus que suspecte, femme dont on ne put retrouver les traces, se mit à injurier les généraux et s'approcha d'eux pour leur cracher à la face.
Source : Gallica

J. Rouffiac Souvenirs historiques sur le siège de Paris et le commencement de la Commune… (1873)

Tout à coup on entend dans le couloir une voix qui réclame le silence, c'est le commandant de place. A sa vue le calme se fait, on le laisse s'avancer; alors, s'approchant du général, il lui dit : « Citoyen général, au nom du Comité central que je représente, je vous somme de me rendre votre épée et de me dire qui vous êtes! »
Source : Gallica

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