Charles Guasco, Douze visites à Mazas pendant la Commune (1871)
“ Crois bien, mon cher enfant, que la mort n'a rien qui m'épouvante. Si je n'ai pas été aussi exempt que je le voudrais des fautes et des faiblesses inhérentes à l'humaine fragilité, j'aime à espérer que la justice, divine fera entrer en compensation tant d'années consacrées au travail et à l'accomplissement de mes devoirs, comme époux, comme père, comme citoyen, comme fonctionnaire. Je remettrai donc mon âme, avec une certaine crainte, sans doute, mais aussi avec une crainte tempérée par la confiance, dans les mains du Juge Suprême qui seul peut sonder les coeurs. ”
