Résumé

Charles Guasco Douze visites à Mazas pendant la Commune (1871)

Crois bien, mon cher enfant, que la mort n'a rien qui m'épouvante.
Si je n'ai pas été aussi exempt que je le voudrais des fautes et des faiblesses inhérentes à l'humaine fragilité, j'aime à espérer que la justice, divine fera entrer en compensation tant d'années consacrées au travail et à l'accomplissement de mes devoirs, comme époux, comme père, comme citoyen, comme fonctionnaire. Je remettrai donc mon âme, avec une certaine crainte, sans doute, mais aussi avec une crainte tempérée par la confiance, dans les mains du Juge Suprême qui seul peut sonder les coeurs.
Source : Gallica

Charles Guasco Douze visites à Mazas pendant la Commune (1871)

« J'ai toujours rempli mes devoirs de père et de citoyen, et mes enfants peuvent avouer hautement le bien-être que je leur laisse après moi, car il a été conquis par une vie des plus laborieuses, et jamais on n'a vu mon nom mêlé aux entreprises industrielles et commerciales de la fin de l'Empire. »
En effet, qui a connu M. Bonjean, soit au palais, soit au Sénat, reconnaîtra que son caractère ne s'est jamais plié aux goûts et aux moeurs de la vie pratique des grands.
Source : Gallica

Charles Guasco Douze visites à Mazas pendant la Commune (1871)

Là, je fis de vaines et minutieuses recherches pour retrouver le sac de nuit, les papiers, ou quelques-uns des objets ayant appartenu à M. Bonjean. On m'affirma que tout avait été brûlé par les insurgés. Je visitai toutes les cellules, si nues, si sombres et si tristes de la 4e division. Je visitai le chemin de ronde et suivis pas à pas le calvaire du martyr du devoir. C'est ici, me dit le gardien qui m'accompagnait, qu'ils ont été fusillés, à deux pas en avant de la muraille. Une voiture à bras fut amenée et on les emporta trois par trois au Père-Lachaise.
Source : Gallica

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