Résumé

Alfred Rastoul L'Église de Paris sous la Commune… (1871)

Nous demeurâmes plus d'une heure dans cette voiture, stationnant dans la cour de Mazas. Au dehors, la foule était immense et impatiente. Elle savait que l'on allait transférer le clergé à la Roquette. Elle frappait avec violence à la porte, menaçant de l'enfoncer si l'on n'ouvrait pas. A la vue de cette foule d'enfants des deux sexes, de femmes du peuple, d'hommes en blouse à la figure sauvage, exaspérés, poussant des cris d'une joie féroce, j'éprouvai peut-être la plus, pénible impression de toute ma vie. Ce flot populaire, grossissant de minute en minute, accompagnait la voiture.
Source : Gallica

Alfred Rastoul L'Église de Paris sous la Commune… (1871)

La haine de la Commune contre les congrégations religieuses était encore plus grande que contre les paroisses. Les communeux n'ignoraient pas que les établissements religieux sont les postes avancés de l'Église et qu'on la frappe au coeur en les détruisant; ils connaissaient la puissance des préjugés et savaient que tous les excès leur seraient pardonnés, dès qu'ils auraient prononcé ce mot terrible, jésuites. Dès qu'il s'agit des jésuites ou de ceux qui sont réputés tels (et pour la populace, tout religieux et souvent môme tout prêtre est jésuite) , la crédulité publique est sans bornes
Source : Gallica

Alfred Rastoul L'Église de Paris sous la Commune… (1871)

Mais assurément, ils n'ont pas un moment réussi à troubler son âme, et tout son coeur leur a pardonné.
« Ami, frère, père, priez pour moi ! »
J'ai eu l'honneur d'être présenté au R. P. Olivaint le jour même de son arrestation, lorsqu'il attendait les fédérés. Il était aussi calme que s'il se fut trouvé en parfaite sécurité. « Qu'importe à un religieux, disait-il, d'être libre ou d'être dans une prison; du moment qu'il est où l'appelle la volonté de Dieu, tout est bien. »
Source : Gallica

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