Résumé

Portrait de Paul Perny Paul Perny Deux mois de prison sous la Commune… (1872)

« Où est l'Archevêque? où est Monseigneur ? » fit-il d'une voix presque tremblante.— M. l'abbé Petit s'élance, les larmes aux yeux, en chemise, au cou du colonel : « Ah! colonel! vous ne savez donc pas ? Ils l'ont fusillé mercredi! — Oh ! les brigands ! » fit le valeureux colonel de Plas. Un bataillon de marins fusiliers le suivait, l'oeil en feu, avec une ardeur indescriptible. Tous répètent d'une voix émue: « Ah! les scélérats ! ». Nous embrassons le Colonel ; nous embrassons les marins, nos libérateurs. Nous respirons. La joie inonde notre âme. La reconnaissance déborde de notre coeur.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perny Paul Perny Deux mois de prison sous la Commune… (1871)

La Commune veut des otages; elle en a déjà un grand nombre. Notre détention, à nous, membres du clergé, n'aurait plus autant sa raison d'être. Il est vrai que la Commune ne doit pas être fâchée de nous avoir un moment sous sa griffe.
Cette vie de prisonnier me fournit l'occasion d'établir un contraste entre les jours où le canon se tait et ceux où il se fait entendre.
Si le canon se tait, si le silence est complet, l'âme du prisonnier est triste.
C'est comme le calme plat en mer. Le navire n'avance pas. Si le canon gronde, on
éprouve une tristesse, mais une tristesse pleine d'espérance.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perny Paul Perny Deux mois de prison sous la Commune… (1872)

Un Mazas chinois ne peut, en aucune façon, ressembler à un Mazas français. On ne pense pas, on ne juge pas à Pékin comme on pense, comme on juge à Paris. La législation chinoise n'est pas et ne doit pas être non plus semblable à la nôtre. La pénalité d'un peuple ne doit-elle pas être appropriée au génie, aux moeurs, aux idées de droit qui ont cours chez ce même peuple ? Que la Chine embrasse le christianisme, sa législation sera nécessairement modifiée en une foule de points.
Source : Gallica

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