Pierre-Henri Lamazou

Pierre-Henri Lamazou

Résumé

Portrait de Pierre-Henri Lamazou Pierre-Henri Lamazou La place Vendôme et la Roquette… (1871)

LE COMMENCEMENT ET LA FIN DE LA COMMUNE
PREMIÈRE PARTIE
LA PLAGE VENDOME 1
Il serait difficile de trouver dans l'histoire des révolutions humaines un spectacle à la fois aussi burlesque et aussi hideux que celui qui vient de nous être offert par la trop célèbre Commune de Paris. Née dans une longue traînée de sang répandu à l'entrée de la place Vendôme, elle a souillé sa sinistre agonie par les horribles massacres de la Roquette.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Henri Lamazou Pierre-Henri Lamazou La place Vendôme et la Roquette… (1871)

Les exécutions de la Roquette, sans instruction, sans discussion, sans jugement préalable, sont mille fois plus monstrueuses que les exécutions du tribunal révolutionnaire. En 1793, on avait, avec les Danton, les Robespierre, une copie plus ou moins imposante des Catilina de l'antique Rome; en 1871, nous avons eu, avec les Raoul Rigault et les Ferré, les Catilina de l'égout. On ne raisonne pas avec les bêtes féroces, on
puisse faire égorger des hommes au nom des nationalités. Tous les travailleurs, tous les prolétaires sont frères; l'ennemi, c'est la société telle qu'elle est organisée.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Henri Lamazou Pierre-Henri Lamazou La place Vendôme et la Roquette… (1871)

Jusqu'aujourd'hui les partis les plus extrêmes n'avaient jamais songé à divorcer avec le patriotisme. Il était réservé aux hommes de la Commune de fouler aux pieds ce vieux préjugé des nations. Pendant le siége de Paris par les Prussiens, ils réclamaient avec une bruyante ardeur la guerre à outrance, les sorties en masse, les batailles torrentielles. Lorsque la conspiration les rend maîtres de Paris, leur violence et leur férocité contre les Prussiens se changent en dévouement obséquieux, en prévenances du caractère le plus amical.
Source : Gallica

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