Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'agonie de la Commune : Paris à feu et à sang… (1871)

C'est alors que Gambon monta sur la barricade.
« J'ai passé trente années de ma vie, dit-il, à me sacrifier pour la République et la liberté ; j'ai tout donné au peuple, et le peuple aujourd'hui m'abandonne ; j'ai fait le sacrifice de ma vie pour des lâches qui fuient le danger lorsqu'il se présente en face. Je jure bien que si j'en réchappe, je ne donnerai plus un instant de ma vie, une de mes pensées à ces hommes.
Citoyens, la grande cause est encore une fois perdue ; la Commune est tuée par ceux qui avaient juré de la faire triompher ou de mourir, et qui n'ont pas su la défendre. »
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'agonie de la Commune : Paris à feu et à sang… (1871)

A cetté heure d'une gravité terrible pour notre ville,
pour la France et pour vous-mêmes, consentez à écouter la libre voix d'hommes, vos concitoyens , demeurés à leur poste à Paris, au milieu de tant de souffrances, pour y exercer un ministère de paix, en consolant les affligés, en soignant les blessés et assistant les mourants. Ce qui les fait parler, ce n'est ni motif politique ni esprit de parti: c'est l'humanité, c'est l'honneur de la France, c'est la loi du Dieu de l'Évangile, auquel ils croient et qu'ils prennent à témoin de leur sincérité.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet L'agonie de la Commune : Paris à feu et à sang… (1871)

Le clairon envoya un nouveau signal ; le drapeau rouge fut placé sur la barricade à peine ébauchée, les armes furent jetées à terre, et tous s'enfuirent.
Ainsi finit la Commune, dispersée, écrasée, noyée dans le sang répandu par sa faute et sa volonté, morte au milieu de circonstances tragiques sans précédent dans l'histoire des nations civilisées. Nous avions, au début de ce récit, pris l'engagement de raconter sa chute, sans exagération, sans parti pris ; nous croyons avoir tenu cet engagement. On nous permettra, en terminant ce lamentable récit, une courte réflexion.
L'émeute est vaincue.
Source : Gallica

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