Théâtre de la Gaîté

Définition et enjeux

Portrait de Victor Koning Victor Koning,  Les coulisses parisiennes (1864)

“ Le succès, comme la chute, amène toujours une pluie de faux amis ou de vrais ennemis : ce qui fait le malheur de l'un, fait si souvent le bonheur de l'autre.
La Gaîté, le Vaudeville et la Porte-Saint-Martin, nous ont donné trois pièces nouvelles.
Dès le premier soir, le nouveau théâtre de la Gaîté a obtenu le succès le plus flatteur. Le velours, l'or et les lumières étincellent. La nouvelle salle est grande, belle, coquette, riche et très-commode. — Sauf le paradis, qui est, dit-on, un véritable enfer.
Par sa splendeur, la Gaîté est maintenant l'Opéra du drame.
”
Source : Gallica

Amédée Gayet de Cesena,  Le nouveau Paris : guide de l'étranger pratique… (1864)

“ La fortune du théâtre de la Gaîté a été longtemps changeante. La faveur du public semble lui être revenue depuis que M. Harmant en a pris la direction. C'est à ce théâtre surtout que doivent aller les amateurs de mélodrames.
Le Théâtre des Bouffes-Parisiens est installé, depuis 1857, dans l'ancienne salle Comte, où était autrefois le théâtre des Jeunes Elèves, salle qui a été élégamment transformée pour être appropriée à sa destination nouvelle. Je ne parlerai ni de la troupe qui se renouvelle sans cesse, ni du répertoire qui ne se compose que il'œuvres d'une vogue passagère
”
Source : Gallica

Félix Lazare, Louis Lazare ,  Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments

“ Un affreux incendie détruisit ce théâtre le 21 février 1835. Neuf mois après il était rétabli et ouvert au public. Sur la façade de la nouvelle salle, on remarque l’inscription suivante : « Théâtre de la Gaîté fondé en 1760 par J.-B. Nicolet, reconstruit en 1808, incendié le 21 février 1835, réédifié en fer, la même année. Bourlat, architecte. » La dépense s’est élevée à 443,000 fr. On représente toujours sur ce théâtre des vaudevilles, des drames et des pièces féeries. ”
Source : Wikisource

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