Arsène Houssaye,
Souvenirs de jeunesse
“ Sainte-Beuve fut l’éternel inconsolé ! Il redisait, pour se consoler un instant, le beau vers de Voltaire, le plus beau vers de sentiment et de vérité qui soit tombé du cœur d’un poète : C’est moi qui te dois tout, puisque c’est moi qui t’aime ! En effet, être aimé n’est presque rien, mais aimer c’est tout ! Sainte-Beuve mourut avec la conscience légère. Il avait fait de belles choses, il avait ouvert ses mains pleines de vérités, quelquefois pleines d’argent : il pouvait s’en aller. Victor Hugo n’a pas dit, en mourant, s’il croyait à Dieu ”
