Le Parfum des îles Borromées/Texte entier
“ Et vous, madame, dit-elle en se retournant vers Mme Belvidera qui, un coude appuyé au dos de sa chaise, avait pris la pose des majestueuses madones rêveuses de l’école romaine, et vous, qui habitez Florence, ce cœur du monde des arts, ah ! quelle vie intense, quelle existence décuplée j’imagine que l’on doit mener dans la braise même de ce foyer !... — Mon Dieu, madame, dit la Florentine, c’est peut-être parce que je suis née et ai grandi au milieu d’un si grand nombre de chefs-d’œuvre, que j’ai moins de fièvre à les contempler. ”
