Gérard de Nerval,
Revue des Deux Mondes
“ XXI. Pourquoi les roses sont-elles si pâles, dis-moi, ma bien-aimée, pourquoi ? Pourquoi dans le vert gazon les violettes sont-elles si attristées ? Pourquoi l’alouette chante-t-elle d’une voix si mélancolique dans l’air ? Pourquoi s’exhale-t-il du baume des jardins une odeur funéraire ? Pourquoi le soleil éclaire-t-il les prairies d’une lueur si chagrine et si froide ? Pourquoi toute la terre est-elle grise et morne comme une tombe ? Pourquoi suis-je moi-même si malade et si triste, ma chère bien-aimée, dis-le-moi ? Oh ! dis-moi, chère bien-aimée de mon cœur, pourquoi m’as-tu abandonné ? ”

