Aimé Vingtrinier,
Les Voyageuses, poésies, par Aimé Vingtrinier
(1848)
“ Je suis une jeune Allemande, Mon œil bleu brille de bonhteur ; A mon cœur la vertu commande, La vertu, la gloire et l'honneur. Mon œil regarde avec colère Et mon cœur couvre de mépris Le jeune Allemand qui préfère Une autre terre à son pays. Allemagne, terre chérie, Si j'étais libre dans mon choix, Je te voudrais pour ma patrie ; Je n'obéirais qu'à tes lois. Rougis de ton indifférence, Jeune Allemand au cœur glacé, Trop indigne et de ta naissance Et du rang où Dieu t'a placé. L'aimes-tu plus que je ne l'aime, Ce pays dont je suis l'enfant, Que ta fortune, que toi-même ? ”

