Édouard Gouin

Élements biographiques

Édouard Gouin,  L'Égypte au XIXe siècle, histoire militaire et politique… (1847)

“ Or, quelle sagesse, quels talens, quelles vertus distinguent les Mamluks, pour qu'ils aient exclusivement tout ce qui rend la vie aimable et douce? Y a-t-il une belle terre : elle appartient aux Mamluks. Y a-t-il une belle esclave, un beau cheval, une belle maison : cela appartient aux Mamluks. Si l'Egypte est leur ferme, qu'ils montrent le bail que Dieu leur en a fait. Mais Dieu est juste et miséricordieux pour le peuple ; tous les Egyptiens sont appelés à gérer toutes les places : que les plus sages, les plus instruits, les plus vertueux gouvernent, et le peuple sera heureux. ”
Source : Gallica

Édouard Gouin,  Les Pontons d'Angleterre et la censure de France… (1841)

“ On ne soufflette pas un peuple avec un revers de main, avec la poignée d'un glaive ; mais on soufflette un peuple avec une page d'histoire. Et nous en avons une là ! toute fraîche encore de notre sang, de la fange qu'ils nous ont lancée!... Et vous nous déchirez cette page qui vaut un trésor de justice I et vous la foulez aux pieds !
—Eh bien ! moi, moi-même, tenez, moi qui vous parle, durant toutes mes époques d'enfant—si rapides, hélas ! — on me berçait avec des histoires de traîtres, d'assassins, des histoires de prisons, de cimetières... Ces prisons, ces cimetières, c'étaient les Pontons.
”
Source : Gallica

Édouard Gouin,  L'Égypte au XIXe siècle, histoire militaire et politique… (1847)

“ « J'ai par-dessus tout aimé trois hommes dans ma vie : — mon père, — Napoléon,— Mohammed-Aly. Les deux premiers ne sont plus, mon dévouement filial se concentre donc aujourd'hui sur la tête du Vice-roi. » Aussi, de son côté, le souverain de l'Egypte disait-il un jour à l'un de ses officiers : « Suleymân est sorti de mon ventre : c'est un de mes fils. Il ne quittera pas l'Egypte que Mohammed-Aly ne la quitte lui-même. »
Avec le sentiment de l'affection, le Vice-roi en possède l'intelligence : tout d'abord il discerne le courtisan et distingue l'ami.
”
Source : Gallica

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