J.-B. Frédéric Ortoli, Le Monde enchanté... (1897)
“ Mais le mendiant a disparu. Déjà il annonce au roi que la vengeance de Dieu s'est abattue sur Abdallah et que partout où il passe ce n'est plus qu'un désert! « Malheur à l'insensé qui reçoit le maudit dans sa maison, continue-t-il ; aussitôt la lèpre affreuse s'étend sur son corps, et ses fils, s'il en a, sont dévorés par la fièvre! Partout où il passe les palmiers se dessèchent, les puits se tarissent et les oasis si fraîches ne sont plus que sables mouvants ! » Abdallah, toutefois, presse le pas. L'espoir renaît dans son coeur déchiré; il croit enfin se désaltérer aux sources pures. ”
