J.-B. Frédéric Ortoli

Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli Le Monde enchanté... (1897)

Tout à coup son visage s'éclaire, sa bouche sourit. Un bruit de grelots parvient jusqu'à ses oreilles : des chevaux galopent et hennissent, des équipages sont là tout près d'elle.
La reine reconnaît son enfant.
« Ah ! mon Édrie !
-— Ma bonne mère !
— Mais tu souffres, mais tu es malade !
Hélas ! hélas !
— Qu'y» a-t-il? réponds vile ; Fleur-des-Bois aurait-elle refusé la main? L'as-tu trouvée indigne de toi?
— La fille du roi Massour est le plus rare bijou qui soit au monde; je l'aime... et elle refuse d'être à moi.
— N'es-tu point riche, beau, bien fait, puissant en toute chose?
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Le Monde enchanté... (1897)

« Ah! dit-il aussitôt, s'il était en votre pouvoir, je voudrais, bonne mère, que vous me donniez la grandeur et la force qui me manquent.
— Réfléchissez, seigneur, à la demande que vous faites. Vous grandir? Mais alors c'est vous donner la taille d'un homme, c'est renoncer à l'immortalité.
— Qu'importe, si j'épouse Fleur-des-Bois !
— Eh bien, soit ! »
Et, prenant sa baguette enchantée, la sorcière en toucha le roi des Sylphes à la tête, aux bras, à la poitrine, aux jambes, tout en prononçant des paroles magiques dont l'effet ne se fit pas attendre.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Le Monde enchanté... (1897)

Ma princesse ! j'ai terrasse Matalobos, le géant superbe qui voulait empêcher mon bonheur. J'ai précipité sur lui les coups de ma main, et une pluie de sang s'est échappée de ses blessures.
Dans le vallon l'oiseau fait entendre des accents plaintifs; il souffre du mal de tendresse. Moi aussi j'ai souffert, mais les jours de malheur sont finis.
O ma belle fiancée! abandonne-toi à la joie ; le philtre fatal perdra bientôt de sa puissance, et nous serons unis l'un à l'autre!
Tu as l'éclat du paon, l'âme de la colombe, la fierté du faucon!...
Source : Gallica

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