Résumé

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes pour les enfants, par Hans Christian Andersen… (1848)

« Sommes-nous maintenant dans le jardin du paradis? » demanda le prince.
«Pas encore, répondit le Vent d'Est; mais nous ne tarderons pas à y arriver. Voyez-vous cette muraille de rochers où de gracieux pampres forment un riant rideau de verdure? C'est par là que nous devons passer. Enveloppezvous bien dans votre manteau, car, quoique le soleil nous brûle ici, au premier pas que nous y ferons, nous éprouverons un froid mortel. L'oiseau qui voltige à l'entrée de la caverne, a l'une de ses ailes dans l'air chaud de l'été, tandis que l'autre ressent encore tout le froid de l'hiver. »
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes pour les enfants, par Hans Christian Andersen… (1848)

Il chantait tout à la fois avec plus d'éclat et avec plus de touchante douceur, célébrant le paisible cimetière où croissent les roses, où les touffes de sureau imprègnent l'air de leur senteur, et où l'herbe fraîche est arrosée des larmes de ceux qui ont. perdu les êtres qui leur furent chers. A son tour alors, la Mort éprouva un si vif désir de regagner son jardin, qu'elle s'envola par la fenêtre comme un froid et humide brouillard.
«Merci, mille fois merci, » s'écria l'empereur qui put alors respirer de nouveau avec facilité. Je te reconnais bien, céleste petit oiseau!
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes pour les enfants, par Hans Christian Andersen… (1848)

L'hirondelle vola vers l'une de ces fleurs avec Élise, et l'y déposa sur une large feuille. Jugez un peu de la surprise d'Élise en s'apercevant qu'au fond du calice de cette fleur se trouvait un tout petit homme, aussi beau, aussi transparent que du cristal. Il avait sur sa tête une gracieuse petite couronne, et à ses épaules de magnifiques ailes. Et avec tout cela, il n'était pas d'un brin plus grand qu'elle-même. C'était l'ange de cette fleur. Dans chaque fleur, voyez-vous, habite un de ces petits êtres; or celui-là était le roi de tous les anges des fleurs.
Source : Gallica

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