Elfride

Définition et enjeux

Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier,  Le Parricide

“ Que la nature est belle auprès de ce qu’on aime !
Tout prend de notre amour la teinte et la voix même :
Elfride et son Irner, tous deux y répondaient ;
Ils ne se parlaient plus, mais ils se regardaient.
Soudain, perçant du lac la voûte rembrunie,
S’exhalent les soupirs d’une lente harmonie ;
Et les sons solennels, précurseurs du trépas,
Se croisent sur les flots, qui ne s’émeuvent pas.
Elfride en ce moment se sentit défaillante ;
La pâleur s’étendit sur sa bouche riante ;
À ses pieds incertains le sol se déroba,
Et dans les bras d’Irner sans force elle tomba.
”
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Portrait de Jules Lefèvre-Deumier Jules Lefèvre-Deumier,  Le Parricide

“ Elfride, comme en proie au céleste courroux,
Portait partout le sceau d’une existence éteinte,
Et se décomposait sous sa livide empreinte.
Sur les ondes du lac on entendit alors
Errer pendant long-temps des présages de morts,
Et d’Irner aussitôt l’active inquiétude,
De sa pâle compagne observa l’attitude.
”
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Alexandre Thomas,  Revue des Deux Mondes

“ Pierre Meyer, inexorable, s’en va continuer à Vienne son métier de Francfort, et Elfride s’enfonce dans ses études. Ces deux jeunes cœurs « sont heureux de la hauteur de leurs sentimens ; ils nagent comme de hardis nageurs sur les flots du temps... L’ame d’Elfride s’embrasait ; elle était tout amour, mais c’était un amour tel que le comporte notre siècle dans les esprits qui aspirent à la liberté ; c’était un amour qui, contenu par la conscience la plus sublime, ne pouvait se soumettre ni à prouver sa légitimité par la sèche analyse, ni à subir les liens étroits de la morale usuelle. » ”
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