George Gordon Byron, Œuvres complètes de Lord Byron (1847)
“ Le cœur de Conrad est oppressé; il n'ose relever vers les siens ces beaux yeux d'azur, baissés dansles angoisses d'une douleur sans larmes. Le long des bras qui la soutiennent flotte dans un sauvage désordre sa longue chevelure blonde. C'est à peine si Conrad sent battre ce coeur où règne son image, que l'excès même du sentiment a rendu presque insensible. Ecoutez! c'est la voix tonnante du canon qui donne le signal. Il annonce que le soleil se couche, et Conrad maudit le soleil. Il presse encore, il presse comme un insensé cette femme qui l'élreint, silencieuse, et le caresse, suppliante. ”
