Alphonse Karr,
Fa dièze, roman, par Alphonse Karr…
(1834)
“ Conrad tomba dans une profonde rêverie. Le médecin attendit quelque temps, mais le baron restait la tête dans les deux mains et ne paraissait pas devoir bientôt sortir de cet état. Il salua et se retira sans bruit. Il s'écoula une demi-heure. Athanase entra pour habiller son maître ; mais le voyant ainsi préoccupé, il se tint debout à la porte. — Monsieur, continua Conrad sans relever la tête ni ôter la main de dessus ses yeux, j'ai envie de faire mon testament. Chaque jour, je me sens m'affaiblir, et l'ennui que me donne la vie suffirait pour la décrocher de mon corps peu à peu. ”
