Théodore Botrel,
Contes du lit-clos
“ Sitôt que le vent sourne un peu, J’admire le grand blé qui bouge : Le pavot m’y paraît trop rouge, Le bleuet m’y semble trop bleu ; Avec son cœur en similor, J’aime presque la pâquerette, Landerirette ! Mais j’aime mieux le bouton d’or ! Les grands Lys, avant leur trépas, Avaient des grâces souveraines : Reines des fleurs sont fleurs de Reines. Les roses ? Oui, je ne dis pas... Mais elles embaument bien fort, Et, moi, j’aime une odeur discrète, Landerirette ! Et... j’aime mieux Le bouton d’or ! Ai-je tort ? Avez-vous raison ? ”
