François-Guillaume Ducray-Duminil, Nouveaux contes des fées... (1844)
“ Arsènia s'arrête en disant En croirai je mes yeux et mes oreilles! Un chien qui parle! Un chien coiffé, tel qu'on m'en a menacée en vérité, le destin se joue de moi, et c'est un châtiment de plus qu'il m'envoie pour m'humilier. Va-t-en, enchanteur, démon, qui que tu sois! La fée, répond le chien, m'a ordonné dune plus vous quitter; il me serait aussi impossible de le faire qu'à vous de me chasser. Mais cela n'a pas de bon sens. Que peut devenir une pareille liaison? Ce que devient, tous les jours, dans le monde, l'attachement d'un chien fidèle pour une bonne maîtresse qu'il chérit. ”
