Résumé

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Le magasin des enfants, ou Dialogues d'une sage gouvernante avec ses élèves… (1865)

Bonhomme, partez demain matin, et ne vous avisez jamais de revenir ici. Adieu, la Belle.— Adieu, la Bête, » répondit-elle; et tout de suite le monstre se retira.
« Ah! ma fille, dit le marchand en embrassant la Belle, je suis à demi-mort de frayeur : croyez-moi, laissezmoi ici.— Non, mon père, dit la Belle avec fermeté : vous partirez demain matin et vous m'abandonnerez au secours du ciel, peut-être aura-t-il pitié de moi. » Ils furent se coucher et croyaient ne pas dormir de toute la nuit ; mais à peine furent-ils dans leurs lits que leurs yeux se fermèrent.
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Le magasin des enfants, ou Dialogues d'une sage gouvernante avec ses élèves… (1865)

Dans le milieu du bal, Bellotte vint s'asseoir entre son mari et sa sœur, et commença une conversation extrêmement agréable avec eux. D'abord le prince crut reconnaître la voix de sa femme ; mais elle n'eut pas parlé un demiquart d'heure qu'il perdit le soupçon qu'il avait eu au commencement. Le reste de la nuit passa si vite, à ce qu'il lui sembla, qu'il se frotta les yeux quand le jour parut, croyant rêver, et demeura charmé de l'esprit de l'inconnue, qu'il ne put jamais engager à se démasquer ; tout ce qu'il en put obtenir, c'est qu'elle reviendrait au premier bal avec le même habit.
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Le magasin des enfants, ou Dialogues d'une sage gouvernante avec ses élèves… (1865)

Chéri et Zélie s'étaient jetés aux pieds de Candide; le prince ne pouvait se lasser de la remercier de ses bontés , et Zélie, enchantée d'apprendre que le prince détestait ses égarements, lui confirmait l'aveu de sa tendresse. «Levez-vous, mes enfants, leur dit la fée ; je vais vous transporter dans votre palais, pour rendre à Chéri une couronne de laquelle ses vices l'avaient rendu indigne. » A peine eut-elle cessé de parler, qu'ils se trouvèrent dans la chambre de Suliman, qui, charmé de revoir son cher maître devenu vertueux, lui abandonna le trône, et resta le plus fidèle de ses sujets.
Source : Gallica

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