Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Élements biographiques

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Le Magasin des enfans (1843)

Ne suis-je pas bien méchante, disait-elle, de donner du chagrin à une Bête qui a pour moi tant de complaisance ! Est-ce sa faute si elle est si laide et si elle a peu d'esprit ? Elle est bonne, cela vaut mieux que tout le reste. Pourquoi n'ai-je pas voulu l'épouser? Je serais plus heureuse avec elle que mes sœurs avec leurs maris. Ce n'est ni la beauté ni l'esprit d'un mari qui rendent une femme contente, c'est la bonté du caractère, la vertu, la complaisance, et la Bête a toutes ces bonnes qualités. Je n'ai point d'amour pour elle, mais j'ai de l'estime, de l'amitié et de la reconnaissance.
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Les contes de fées (1872)

« Est-ce que nous rêvons?
disaient-elles ; qui est-ce qui peut avoir fourni des habits et un cheval à Finette? Quelle merveille! le bonheur lui en veut: elle va chausser la mule, et nous n'aurons que la peine d'un voyage inutile. » Pendant qu'elles se désespéraient, Finette arriva au palais ; dès qu'on
la vit, chacun crut que c'était une reine, les gardes prennent leurs armes, l'on bat le tambour, l'on sonne la trompette, l'on ouvre toutes les portes, et ceux qui l'avaient vue au bal allaient devant-elle, disant : Place, place !
c'est la belle Cendron, c'est la merveille de l'Univers !»
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Les contes de fées (1872)

Adorable Florine, merveille de nos jours! pourquoi voulez-vous finir si promptement les vôtres? Vos maux ne sont point sans remède. —
Eh! qui me parle, s'écria-t-elle, d'une manière si consolante? — Un roi malheureux, reprit l'Oiseau, qui vous aime et n'aimera jamais que vous.
— Un roi qui m'aime! ajouta-t-elle. Est-ce ici un piége que me tend mon ennemie? Mais au fond qu'y gagnera-t-elle? Si elle cherche à découvrir mes sentiments, je suis prête à lui en faire l'aveu. — Non, ma princesse, répondit-il, l'amant qui vous parle n'est point capable de vous trahir.
Source : Gallica

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