Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Résumé

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Les contes de fées (1872)

« Est-ce que nous rêvons?
disaient-elles ; qui est-ce qui peut avoir fourni des habits et un cheval à Finette? Quelle merveille! le bonheur lui en veut: elle va chausser la mule, et nous n'aurons que la peine d'un voyage inutile. » Pendant qu'elles se désespéraient, Finette arriva au palais ; dès qu'on
la vit, chacun crut que c'était une reine, les gardes prennent leurs armes, l'on bat le tambour, l'on sonne la trompette, l'on ouvre toutes les portes, et ceux qui l'avaient vue au bal allaient devant-elle, disant : Place, place !
c'est la belle Cendron, c'est la merveille de l'Univers !»
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Les contes de fées (1872)

Adorable Florine, merveille de nos jours! pourquoi voulez-vous finir si promptement les vôtres? Vos maux ne sont point sans remède. —
Eh! qui me parle, s'écria-t-elle, d'une manière si consolante? — Un roi malheureux, reprit l'Oiseau, qui vous aime et n'aimera jamais que vous.
— Un roi qui m'aime! ajouta-t-elle. Est-ce ici un piége que me tend mon ennemie? Mais au fond qu'y gagnera-t-elle? Si elle cherche à découvrir mes sentiments, je suis prête à lui en faire l'aveu. — Non, ma princesse, répondit-il, l'amant qui vous parle n'est point capable de vous trahir.
Source : Gallica

Portrait de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Jeanne-Marie Leprince de Beaumont Les contes de fées (1872)

La reine pleurait et sanglotait. « Elle a tant d'esprit! disait-elle; quel dommage de la voir réduite, par un bouquet enchanté, dans ce misérable état!. Mais au fond, continuait-elle, c'est ma fille, c'est mon sang, c'est moi qui lui ai attiré l'indignation de la méchante Fanfreluche ; est-il juste qu'elle souffre de la haine que cette fée a pour moi? — Oui, madame, s'écria sa vieille dame d'honneur; il faut sauver votre gloire ; que penserait-on dans le monde si vous déclariez qu'une mone est votre infante? Il n'est point naturel d'avoir de tels enfants quand on est aussi belle que vous. »
Source : Gallica

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