Jeanne-Marie Leprince de Beaumont,
Les contes de fées
(1872)
“ « Est-ce que nous rêvons? disaient-elles ; qui est-ce qui peut avoir fourni des habits et un cheval à Finette? Quelle merveille! le bonheur lui en veut: elle va chausser la mule, et nous n'aurons que la peine d'un voyage inutile. » Pendant qu'elles se désespéraient, Finette arriva au palais ; dès qu'on la vit, chacun crut que c'était une reine, les gardes prennent leurs armes, l'on bat le tambour, l'on sonne la trompette, l'on ouvre toutes les portes, et ceux qui l'avaient vue au bal allaient devant-elle, disant : Place, place ! c'est la belle Cendron, c'est la merveille de l'Univers !» ”
