Charles Perrault,
Contes de Perrault
(1904)
“ Ne vous affligez pas tant, madame, lui dit la fée, votre fille sera récompensée d'ailleurs, et elle aura tant d'esprit, qu'on ne s'apercevra presque pas qu'il lui manque de la beauté. — Dieu le veuille ! répondit la reine ; mais n'y aurait-il point un moyen de faire avoir un peu d'esprit à l'aînée qui est si belle? — Je ne puis rien pour elle, madame, du côté de l'esprit, lui dit la fée ; mais je puis tout du côté de la beauté ; et, comme il n'y a rien que je ne veuille faire pour votre satisfaction, je vais lui donner pour don de pouvoir rendre beau ou belle la personne qui lui plaira. ”
