Résumé

Portrait de Charles Perrault Charles Perrault Les Contes des fées de Charles Perrault (1850)

La beauté, reprit Riquet à la Houppe, est un si grand avantage, qu'elle doit tenir lieu de tout le reste; et quand on la possède, je ne vois rien qui puisse vous affliger beaucoup.
— J'aimerais mieux, dit la princesse, être aussi laide que vous, et avoir de l'esprit, que d'avoir de la beauté comme j'en ai, et être bête autant que je le suis.
- Il n'y a rien, madame, qui marque davantage qu'on a de l'esprit, que de croire n'en pas avoir ; et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer.
Source : Gallica

Portrait de Charles Perrault Charles Perrault Les Contes des fées de Charles Perrault (1850)

L'infante embrassa mille fois sa marraine, la pria de ne pas l'abandonner, s'affubla de cette vilaine peau, après s'être barbouillée de suie de cheminée, et sortit de ce riche palais sans être reconnue de personne. L'absence de l'infante causa une grande rumeur. Le roi, au désespoir, qui avait fait préparer une fête magnifique, était inconsolable. Il fit partir plus de cent gendarmes et plus de mille mousquetaires pour aller à la quête de sa fille ; mais la fée, qui la protégeait, la rendait invisible aux plus habiles recherches : ainsi il fallut bien s'en consoler.
Source : Gallica

Portrait de Charles Perrault Charles Perrault Les Contes des fées de Charles Perrault (1850)

La reine, étonnée de ce nom bizarre, demanda qui était cette Peau-d'Ane.
« C'est, madame, reprit un de ses officiers, qui par hasard avait vu cette fille, c'est la plus vilaine bête après le loup; une peau noire, une crasseuse, qui loge dans votre métairie et qui garde vos dindons.
- N'importe, dit la reine : mon fils, au retour de la chasse, a peut-être mangé de sa pâtisserie; c'est une fantaisie de malade; en un mot, je veux que Peau-d'Ane (puisque Peau-d'Ane il y a) lui fasse promptement un gâteau. »
Source : Gallica

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