Le petit Poucet (1905)
“ Poucet ne ferma pas l'œil. Il avait remarqué que les sept filles de l'ogre, couchées dans le lit voisin, portaient des couronnes sur la tête. Se levant doucement, il vint les échanger contre leurs bonnets de coton. ”
Le Petit Poucet incarne un personnage folklorique marqué par sa petitesse et son ingéniosité, souvent confronté à des situations extraordinaires. Charles Perrault le présente comme un enfant malin qui échappe à l'ogre en échangeant des couronnes contre des bonnets.
Edgar Bèhne, dans une version modernisée, explore sa prudence face à des dangers concrets, tandis que Beaumarchais en fait un héros comique dont les actions engendrent une lignée de « petits poucets ». Anatole France, quant à lui, le rattache à des mythes aryens. Ces approches variées révèlent une figure versatile, oscillant entre le conte classique et l'analyse anthropologique.
Le petit Poucet (1905)
“ Poucet ne ferma pas l'œil. Il avait remarqué que les sept filles de l'ogre, couchées dans le lit voisin, portaient des couronnes sur la tête. Se levant doucement, il vint les échanger contre leurs bonnets de coton. ”
Edgar Bèhne, Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)
“ Le Petit Poucet attendit, tout près du lit, recevant en face l'haleine chaude et avinée de l'ivrogne. Celui-ci recommença à ronfler. N'était-ce pas une feinte ? Mais non ; il n'avait pas besoin de feindre. S'il se doutait de quelque chose, il se lèverait certainement aussitôt. L'enfant glissa de nouveau sa main sous l'oreiller, non sans peine, car la tête de l'homme pesait dessus comme du plomb. ”
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais,
Œuvres complètes
“ ARLEQUIN. Eh bien ! le Petit Poucet, puisque petit poucet il y a, sut si bien se pousser, qu’en... se poussant, Petit Poucet fit pousser d’autres petits poucets qui en tirent pousser d’autres t’aussi..., d’où d’autres sortirent z’encore. Tellement que de petits poucets en petits poucets, la fameuse paire de bottes de sept lieues t’a passé jusqu’à mon maître qui est le dernier de la race des Poucets. GILLES. Est-il possible ? ARLEQUIN. Cela est z’ausei vrai comme vous êtes t’un homme d’esprit. GILLES, faisant une grande révérence en se cannai. ”
Anatole France,
Le livre de mon ami
(1923)
“ Le Petit Poucet fut originairement , selon le savant monsieur Gaston Paris , un de ces dieux aryens , conducteurs et voleurs de bœufs célestes , comme cet Hermès enfant , à qui les peintres de vases donnent un soulier pour berceau . L' imagination populaire logea Poucet dans la plus petite étoile de la Grande-Ourse . A propos de bottes , comme on dit , vous savez que Jacquemart , qui faisait des eaux-fortes si belles , rassembla une riche collection de chaussures . ”
Charles Perrault,
Contes de Perrault
(1930)
“ Aussitôt, le Petit Poucet, qui ne dormait pas, réveilla ses frères et leur dit de s'habiller rapidement et de le suivre. Ils coururent presque toute la nuit, toujours tremblant que l'ogre ne les poursuivît. ”
Edgar Bèhne, Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)
“ Il s'en contenta et sortit avec le Petit Poucet, laissant à ses gens le reste du butin. Dès que le seigneur fut hors des ruines et de nouveau à cheval, sa cassette appuyée devant lui sur la selle, il parut complétement rassuré et s'écria tout joyeux : - Laissez aller ce garçon; coupez les cordes. Palsambleu! ce bonhomme me plaît. Comment t'appelles-tu., mon petit nain? - On m'appelle le Petit Poucet, monseigneur. - Petit Poucet, je te prends à mon service. Tu seras mon courrier extraordinaire. ”
Edgar Bèhne, Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)
“ Le Petit Poucet eut beau répéter que ses petites bottes n'avaient rien de commun avec les grandes bottes de l'Ogre, et que celui-ci n'avait jamais mangé personne, tout le monde préféra croire des contes extravagants plutôt que la simple réalité. ”
André de Goy,
Aventures sur mer et sur terre…
(1852)
“ Eh bien ! le Petit Poucet, bien que je n'aie jamais entendu parler de lui, s'y était mal pris, et nous serons plus avisés que lui. Nous ferons tout bonnement comme les Américains lorsqu'ils traversent une forêt. ”
Charles Perrault,
Contes des fées
“ Ce qui les chagrinait encore, c’est que le plus jeune était fort délicat et ne disait mot, prenant pour bêtise ce qui était une marque de la bonté de son esprit. Il était fort petit, et quand il vint au monde il n’était pas plus gros que le pouce, ce qui fit qu’on l’appela le Petit Poucet. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ Le Petit Poucet, c’est bien vraiment l’esprit et le cœur français aux prises avec les vicissitudes de la vie et les caprices de la fortune. Ce Petit Poucet-là ira encore loin et haut, espérons-le, et, après avoir touché à tant de grandeur et de gloire, ne retombera pas dans la petitesse et l’humilité primitives. Car les peuples ne peuvent cesser de grandir que pour se rapetisser. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ La superstition des fées est autant un culte de crainte qu’un culte d’espérance. L’espérance est pour les petits un luxe qui ne vient qu’avec les temps heureux. Le père et la mère du Petit Poucet savent bien qu’il n’a à compter sur personne, sur rien. ”
Charles Perrault,
Contes de Perrault
(1697)
“ Le Petit Poucet, qui vit un rocher creux proche du lieu où ils étaient, y fit cacher ses six frères et s’y fourra aussi, regardant toujours ce que l’Ogre deviendrait. L’Ogre, qui se trouvait fort las du long chemin qu’il avait fait inutilement (car les bottes de sept lieues fatiguent fort leur homme) , voulut se reposer ; et, par hasard, il alla s’asseoir sur la roche où les petits garçons s’était cachés. ”
Edgar Bèhne, Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)
“ Plusieurs fois l'homme essaya de sortir de sa retraite ; mais les pierres tombaient si nombreuses et de si haut, qu'il renonça à grimper tout droit et chercha un autre passage: Pendant ce temps les frères du Petit Poucet étaient déjà loin. - Que fais-tu là? cria une grosse voix étonnée. C'est l'enfant qui va manger l'Ogre, à présent? Le Petit Poucet leva la tête et fit une belle révérence, en disant : - Monseigneur, c'est un brigand qui n'a jamais mangé personne. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ C’est autre chose qu’il faut à l’imagination populaire et enfantine, à qui suffisent des drames comme celui du Petit Chaperon rouge, des imbroglios comme celui du Petit Poucet, et qui prend un plaisir extrême aux aventures de Peau d’Âne. Ces drames faisaient pleurer, ces imbroglios faisaient rire les grand’mères, les mères, les nourrices, les mies, et les enfants bien avant Perrault. On peut, dire que le conte de fées est de toute antiquité, qu’il a amusé l’humanité dès son berceau, et que l’origine de ces récits traditionnels et légendaires se perd dans la nuit des temps. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ Il réhabilitera, dans le Petit Poucet, la force morale cachée sous la faiblesse physique, et glorifiera Le triomphe de la ruse intelligente sur la brutalité inepte. La Belle au bois dormant, c’est l’éloge de la patience. Tout vient à point à qui sait attendre. Il faut savoir dormir et se réveiller à propos. Cendrillon, c’est l’espoir rendu, le triomphe assuré à la cadette disgraciée, opprimée par des sœurs jalouses, et qui n’en verra pas moins un prince à ses pieds, couronnés de la pantoufle victorieuse, et qui trouvera à se venger par des bienfaits le seul plaisir digne de sa jolie âme. ”
Charles Perrault,
Contes de Perrault
(1930)
“ Vous ne savez pas que c'est ici la maison d'un ogre qui mange les petits enfants ? » — « Hélas ! madame, répondit le Petit Poucet, que ferons-nous ? Les loups nous dévoreront si nous retournons dans la forêt. Eh ! bien, nous aimons mieux que ce soit monsieur qui nous mange ; peut-être qu'il aura pitié de nous. » La femme de l'ogre, croyant qu'elle pouvait les cacher à son mari jusqu'au lendemain matin, les laissa entrer et les mena se chauffer auprès d'un bon feu où rôtissait un mouton tout entier pour le souper de l'ogre. ”
Charles Deulin, Les Contes de ma mère l’Oye avant Perrault
“ « Faites-nous des contes de Peau-d’Ane, » on dirait certainement : « Faites-nous des contes de Barbe bleue ou du Petit Poucet. » Ce résultat est dû évidemment à la prose de Perrault, et c’est le plus haut degré de gloire où puisse atteindre un écrivain. Peau d’Ane ne paraît point avoir joui de cette suprématie chez les autres peuples. Ce qui lui a valu en France cet immense succès, ce n’est pas la situation de l’héroïne, qu’on retrouve non moins touchante dans une foule d’autres contes, ce sont ses trois robes qui font un si brillant contraste avec son horrible déguisement. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ Ce qui est vraiment piquant, vraiment intéressant, vraiment français d’inspiration, c’est le triomphe sur l’ogre, au grand coutelas et aux bottes de sept lieues, de ce Petit Poucet, fils de bûcheron, gamin de la forêt, comme Gavroche est le gamin du ruisseau, qui fourre, partout où il y a à guetter et à écouter, son museau de souris, ses yeux de moineau, ne s’étonnant et ne s’effrayant de rien, vif, hardi, jovial, bon garçon, farceur et mystificateur au besoin, et riant jusque sous le couteau. ”
Lorédan Larchey,
Dictionnaire historique d’argot…
“ POUCETTE : « Pratiquer la poucette, c’est augmenter son enjeu quand on est certain de gagner. À Paris, les grecs associés pour cette filouterie s’appellent des cousins. » (Cavaillé.) — L’argent s’avance à l’aide du pouce, d’où le mot poucette. POUCHON : Bourse. (Halbert.) Forme de pochon : petite poche. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
“ C’est à un de ces misérables lendemains de gloire inutile, à un de ces moments de ruine et de malédiction, où le ciel, voilé de nuages sinistres, cache le visage de Dieu à l’homme, qui s’en croit abandonné, et où les peuples paient si cher les romans de leur histoire, c’est à un de ces moments que s’ouvre le drame du Petit Poucet, dans la cabane sans pain où le père et la mère délibèrent en gémissant sur les moyens de se débarrasser de toutes ces bouches avides qu’ils ne peuvent plus remplir. ”
Charles Perrault,
Contes des fées, par Ch. Perrault…
(1817)
“ Il y a bien des gens qui ne demeurent pas d'accord de cette dernière circonstance, et qui prétendent que le petit Poucet n'a jamais faite ce vol à l'ogre, qu'a la vérité il n'avoit pas fait conscience de lui prendre ses bottes de sept lieues, parce qu'il ne s'en servoit que pour courir après les petits enfants. Ces genslà assurent le savoir de bonne part, et même pour avoir bu et mange dans la maison du hÚchcron. Ils assurent que, lorsque le petit Poucet eut chaussé les bottes de l'ogre, il s'en alla à la cour, où il savai. ”
Adolphe de Lescure,
Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France
(1883)
“ Les contes de Perrault ont gardé d'ailleurs sous leur costume rococo le caractère fantastique des légendes dont ils sont sortis. Pour avoir été débrouillée par Le Nôtre, et taillée par la Quintinie, cette sylve enchantée n'en conserve pas moins ses échos antiques et ses racines se rattachent aux plus profondes traditions. Les fées de Perrault arrivent directement des forêts celtiques ; ses ogres descendent des râkskas de l'Inde et du cyclope homérique. Le Petit Poucet est l'incarnation gauloise de ces nains qui remplissent les légendes allemandes de tours subtils joués aux géants. ”
G. Dubois-Desaulle, Le Bagne militaire d’Oléron
“ Une pratique à signaler encore : lorsqu’un gradé, mettant les poucettes à un disciplinaire, arrive à un point du pas de vis où il ne peut plus serrer avec ses doigts, il prend soit un clou de charpentier, soit sa baïonnette, et, introduisant la pointe dans un des trous de l’ailette taraudée, fait levier pour obtenir une pression plus forte. ”
Charles Deulin, Les Contes de ma mère l’Oye avant Perrault
“ Chez Perrault, il survient une famine qui décide la perte des enfants. Chez Oberlin, la famine est inutile : la misère ordinaire au moyen âge, surtout la misère d’un bûcheron chargé de onze enfants, suffit pour motiver la funeste résolution. Dans Perrault, le Poucet, pour mieux entendre, se glisse sous l’escabelle de son père ; dans Oberlin, ce détail n’existe pas : une chaumière est un logis assez étroit pour que d’un bout à l’autre on y entende ce qui s’y dit même à voix basse. Habitue aux vastes salons du xviie siècle, Perrault ici s’est fourvoyé dans sa poursuite de la vérité. ”
Charles Perrault,
Contes du foyer pour les petits
“ Le Petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison; car, en marchant, il avait laissé tomber le long du chemin-les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches. ”
Charles Perrault,
Contes de Perrault
(1930)
“ L'ogre alla prendre un grand couteau et l'aiguisa sur une longue pierre. Il en avait déjà empoigné un, lorsque sa femme lui dit : — « Que voulez-vous faire ? Vous avez encore tant de viande : voilà un veau, deux moutons et la moitié d'un cochon. » — « Tu as raison, dit l'ogre; donne-leur bien à manger, afin qu'ils ne maigrissent pas, et va les mener coucher. » Les enfants ne purent manger, tant ils étaient saisis de peur. Quant à l'ogre, il se remit à table, but plus que de coutume, ce qui l'obligea à aller se coucher. Une nouvelle ruse du Petit Poucet sauve encore ses frères. ”
Charles Perrault,
Les contes des fées
(1812)
“ Il survint une grosse pluie qui les perça jusqu'aux os ; ils glis- soient à chaque pas et tomboient dans la boue , d'où ils se relevoient tout crottés , ne sachant que faire de leurs mains. Le petit Poucet grimpa au haut d'un arbre, pour voir s'il ne découvriroit rien , ayant tourné la tête de tout côté , il vit une petite lueur comme d'une chandelle, mais qui étoit bien loin par delà la forêt. ”
Charles Perrault,
Contes
(1894)
“ Le Petit Poucet, s'étant approché de l'Ocre, lui tira doucement ses bottes, et les mit aussitôt. Les bottes étaient fort grandes et tort larges; nllis, comme elles étaient lées, elles avaient le don de s'agrandir et de ,,',1petisser selon la jambe de celui qui les chaussait; de sorte qu'elles se trouvèrent auss justes à ses pieds et à ses jambes que si elles eussent été faites pour lui. Il alla droit à la maison de l'Ogre, où il trouva sa femme qui pleurait auprès de ses filles égorgées. ”
Julien Fau, Anatomie artistique du corps humain… (1908)
“ Quatre muscles forment la racine du pouce, ce sont en allant de dehors en dedans : le court abducteur, l'opposant, le court fléchisseur, Y adducteur. Court abducteur du pouce (2, fig. 2, Pl. X) . — Insertions. — Il s'attache en haut au scaphoïde et au ligament annulaire antérieur du carpe; son faisceau charnu, court et aplati, se dirige en bas et en dehors pour aller s'insérer à la partie externe de l'extrémité supérieure de la première phalange du pouce. Rapports. — Il est sous-cutané et recouvre l'opposant. Action. — Sa contraction porte le pouce en dehors et un peu en avant. ”
Louis Joseph Sanson,
Des hémorrhagies traumatiques
(1836)
“ Si l'on emploie le pouce, on l'applique en travers du vaisseau, et l'on comprime comme si l'on appuyait sur un cachet; si l'on fait usage des doigts ou les range le long du trajet de l'artère, tandis que le pouce est appuyé sur le point opposé de la partie, ou sur quelque saillie voisine. Lorsque la compression doit être long-temps continuée, il est bon , pour éviter la fatigue, que le chirurgien y fasse concourir le poids de son corps en s'inclinant sur le bras qui comprime, ou bien encore qu'il place les doigts de la main qui est libre au-dessus de ceux qui pressent sur le vaisseau. ”
Thomas Mayne Reid,
À fond de cale
“ J’avais pour but d’obtenir trois morceaux de quatre pouces chacun, afin de n’avoir plus qu’à les plier en deux, puis à les diviser une seconde fois, pour arriver à la mesure exacte du pouce, très-difficile à se procurer, à cause de sa petitesse. ”
Ph. Thomas-Lefebvre, Musée littéraire et scientifique de l'école et de la famille… (1859-1873)
“ Ce bras, en se roidissant, fait les fonctions d'un levier ou d'une barre. En se pliant dans les diverses articulations qui le partagent, il imite le fléau, l'arc et toutes les sortes de ressorts; en fermant le poing qui le termine, il frappe comme un maillet ; en arrondissant la cavité de sa main, il contient les liqueurs comme une tasse; en courbant ou serrant ses doigts les uns contre les autres, il en fait des crocs, des pinces et des tenailles. ”
Alfred Mora, L'homme : équilibre et mouvements… (1896)
“ La masse des muscles du pouce forme l'éminence thénar et ceux du petit doigt l'éminence hypothénar. Comme le mouvement le plus important du pouce est le mouvement d'opposition à tous les doigts, les muscles qui le déterminent sont les plus actifs et les plus utiles à connaître. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Piece de pouce, terme d’Armurier, petite plaque de fer, de cuivre, d’or & d’argent, que les Arquebusiers encastillent sur la crosse des fusils & pistolets. On l’appelle piece de pouce, parce que lorsqu’on se sert de ces armes, elle est couverte du pouce de celui qui veut tirer. La piece de pouce est ordinairement faite en forme de cartouche, qui renferme un ovale ou écusson, où l’on grave les armoiries, la devise, ou l’effigie du maître à qui sont les armes. ”
Jean-Henri Fabre,
Les inventeurs et leurs inventions…
(1881)
“ Le corps descendra au fond si la poussée est moindre que le poids; il remontera et flottera à la surface si la poussée est, au contraire, plus forte que le poids; il se maintiendra dans l'intérieur du liquide, sans monter ni descendre, si la poussée et le poids ont exactement même valeur. La poutre et le vaisseau flottent parce qu'ils déplacent un grand volume d'eau, dont la poussée contre-balance leur poids; l'aiguille et le grain de sable tombent au fond parce qu'ils ne déplacent qu'un très petit volumè d'eau, dont la poussée est moindre que leur poids. ”
