G. Dubois-Desaulle

Élements biographiques

G. Dubois-Desaulle La « Disciplote »

Ce semblant de liberté est laissé à des hommes jeunes, dans la pleine possession de leur force physique : à des individus qui sortent des pénitenciers ou des travaux publics ; qui, depuis des années, trois, cinq, dix, quinze ans, n’ont jamais été libres. Les plaines, les montagnes sont devant eux pour les tenter ; mais, s’ils franchissent cette limite du camp, c’est trente, soixante jours de prison, c’est la cellule, ce sont les fers, ce sont les pionniers, ce sont les cocos !
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G. Dubois-Desaulle Le « Tourniquet »

Lorsqu’un sergent ou un caporal de garde veut faire tourner un puni de cellule pour refus de se taire, il s’y prend ainsi :
Il oublie de donner à l’encellulé soit sa gamelle, soit de l’eau, soit du pain, soit le tout à la fois.
L’homme frappe sur sa porte, appelle, crie.
Profitant d’un moment où le bruit des heurts et des cris empêche le disciplinaire d’entendre, le gradé place deux témoins sous la lucarne de la cellule et du dehors, donne trois fois l’ordre formel de se taire ; si le disciplinaire, n’entendant pas, continue à crier ou à frapper, il est en prévention de conseil.
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G. Dubois-Desaulle Les « Cocos »

D’un caractère doux, tranquille, un peut naïf même, Laffond supportait patiemment toutes les rebuffades, tous les sévices. Savait-il seulement pourquoi on l’avait envoyé aux Cocos ? Si les gradés le brutalisaient, c’est qu’ils connaissaient leur victime et la savaient incapable de révolte. Cependant, quelque temps avant cette soirée, Laffond avait eu une velléité de résistance : indûment commandé pour la corvée, il s’était enfui et avait fait punir le caporal Bernard, chef de corvée, de huit jours de salle de police : Bernard conçut dès lors contre Laffond une haine terrible.
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