G. Dubois-Desaulle

Résumé

G. Dubois-Desaulle La « Disciplote »

Ce semblant de liberté est laissé à des hommes jeunes, dans la pleine possession de leur force physique : à des individus qui sortent des pénitenciers ou des travaux publics ; qui, depuis des années, trois, cinq, dix, quinze ans, n’ont jamais été libres. Les plaines, les montagnes sont devant eux pour les tenter ; mais, s’ils franchissent cette limite du camp, c’est trente, soixante jours de prison, c’est la cellule, ce sont les fers, ce sont les pionniers, ce sont les cocos !
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G. Dubois-Desaulle La « Disciplote »

Dans l’armée régulière le peloton de punition est quelquefois fort dur lorsqu’il est commandé par certains gradés ; mais, quelle que soit la manière dont on le mène, il ne peut atteindre le degré auquel il parvient dans les compagnies de discipline. Déjà, en raison du climat, pour les troupes régulières d’Afrique, le peloton n’est pas comparable à celui des troupes régulières de France ; mais, à la discipline, c’est le pas gymnastique et sous un soleil de feu.
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G. Dubois-Desaulle La « Disciplote »

Au peloton immobile, c’est pour un faux mouvement.
Il est naturel que les bagneux cherchent à couper au bal. Pour cela il n’ont pas à compter sur la justice du major : aussi essaient-ils de tromper la science des toubibs par le maquillage.
Le maquillage est connu dans l’armée de France, mais il n’y est pas aussi répandu que chez les disciplinaires et les joyeux ; où il sévit avec rage, c’est parmi les bagneux. Le maquillage n’est pas tout à fait la simulation : du moins, en langage soldatesque, simulation se dit plutôt de l’action d’imiter une maladie, une affection interne
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