Résumé

Alfred Sauze Étude sur l'emprisonnement cellulaire (1855)

Une différence immense sépare l'hygiène de l'homme libre de celle de l'homme enfermé dans une prison. La liberté, a-t-on dit avec beaucoup de raison, est le premier aliment de l'homme. L'homme libre choisit et varie à son goût les aliments, dans la limite de ses ressources. Le détenu, soumis à la règle invariable du régime, est souvent obligé de prendre une nourriture qui ne lui convient pas.
Source : Gallica

Alfred Sauze Étude sur l'emprisonnement cellulaire (1855)

N'attendez pas de la masse des détenus un repentir sincère, des remords naturels. Il faut chercher à produire en eux une sorte de conscience artificielle, en faisant surtout appel non pas aux sentiments de morale pure, mais en leur faisant comprendre qu'ils se nuisent à eux-mêmes, à leurs intérêts, qu'ils ont tout avantage à changer et à bien se conduire. Il faut en quelque sorte suppléer à ce qui leur manque du côté de l'organisation intérieure.
Source : Gallica

Alfred Sauze Étude sur l'emprisonnement cellulaire (1855)

On verra, en procédant de la sorte, que la plupart des cas de folie étaient antérieurs à l'entrée dans la prison et que c'est à tort qu'on a reproché à l'influence nuisible exercée sur le moral par la cellule la production d'une maladie dont le début était plus ancien et qui reconnaissait une toute autre cause. On constatera également ce fait regrettable, à savoir que chaque jour la justice condamne des aliénés et qu'elle envoie dans les prisons de pauvres malades qui auraient besoin d'être soignés dans les asiles.
Source : Gallica

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